Françoise Uberall, Psychologue à Plobsheim

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Françoise Uberall, Psychologue à Plobsheim

Françoise Uberall
Psychologue à Plobsheim

LA CHARGE MENTALE DES FEMMES

LA CHARGE MENTALE DES FEMMES

La notion de charge mentale est très récente, une vingtaine d’années à peine. Mais elle a été vulgarisée grâce à l’excellente bande dessinée et l’excellent blog d’Emma, dessinatrice et développeuse Web.

 

Qu’est-ce que la charge mentale ? Le mot « mental » renvoie à ce que les femmes ont à gérer, à penser, à l’anticipation constante qui ne leur permet jamais d’avoir le cerveau au repos, car elles ont une petite entreprise à faire tourner, et qui ne dépend souvent que d’elles, la maison.

Certes elles ont de l’aide, mais très souvent uniquement si elles demandent.

 Voici les dessins très parlant d’Emma, puis quelques réflexions sur le pourquoi de la charge mentale et quelques pistes sur la façon de la gérer.https://www.demotivateur.fr/images-buzz/9738/fallait-demander_001.png https://www.demotivateur.fr/images-buzz/9738/fallait-demander_002.png https://www.demotivateur.fr/images-buzz/9738/fallait-demander_003.png

 

 

 

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Les illustrations continuent ainsi, nombreuses, et bon nombre de femmes se reconnaitront. Le succès immédiat de la bande dessinée est révélateur du ressenti des femmes, et de leur besoin de reconnaissance de cette charge. Je pense qu’elles ont été soulagées de constater qu’elles n’étaient pas seules (et de loin), et surtout que ce que leur conjoint dénigrait représentait en réalité un fardeau pouvant conduire au burn-out.

 

POURQUOI NOUS IMPOSONS NOUS CETTE CHARGE ?

Pourquoi faut-il que nous pensions sans cesse à tout sans lâcher prise ?

Pire, pourquoi faut-il que nous ne laissions pas faire notre compagnon à son idée, alors que nous revendiquons de l’aide ? Pourquoi faut-il repasser derrière lui ou le critiquer quand ce n’est pas fait comme nous aurions voulu ?

Pourquoi est-ce vital de nous imposer ce poids, en plus de celui de notre emploi à temps plein ?

J’ai assisté dernièrement à une table ronde sur le sujet, et la réponse n’est pas unique.

Certes, une part de la réponse provient de nos schémas sociétaux: la mère au foyer, ou comme directrice du foyer, a encore de beaux jours devant elle. Mais cela n’explique pas tout.

 

Pour certains, nécessité fait loi : lorsque la famille est monoparentale. Tout repose effectivement sur les épaules d’une seule personne. Rien ne se passe si tout n’est pas anticipé, organisé, pensé. Les habits ne se laveront pas, le ménage ne se fera pas, il n’y aura rien dans le frigo, les rendez vous ne seront pas pris, etc…

 

Pour tous, l’histoire familiale et la construction dans l’enfance joue un rôle déterminant. Veut-on être comme sa mère ou au contraire absolument l’inverse ? Quel modèle avons- nous de notre rôle ? Quel enjeu y a-t-il à être ce que nous sommes ?

 

La charge mentale que nous nous imposons a pour but de « faire tourner » l’entreprise « maison », ce qui relève de l’organisation matérielle, mais aussi d’éduquer nos enfants, rôle et poids autrement plus grands.

 

Comment faire pour ne pas arriver jusqu’au burn-out ?

 

En premier lieu, prendre conscience de ce qui se passe. Se rendre compte de ce que nous anticipons tous les jours, du poids qui nous incombe.

 

Un travail thérapeutique peut également permettre de comprendre pourquoi nous nous imposons cette charge. Qu’est ce qui, dans notre histoire propre, nous oblige à être comme nous sommes ? Quelle crainte avons-nous si nous lâchons prise, si tout n’est pas fait à notre idée ? Dans quel schéma tournons-nous en boucle sans pouvoir nous en affranchir ?

Une fois la prise de conscience faite, les premières réponses apportées sur l’origine de notre attitude, il convient de modifier ce qui peut l’être pour pouvoir se sentir plus serein.

Puis, apprendre non pas à déléguer, comme j’ai entendu dire une maman fière de son organisation, mais à partager. Déléguer signifie que l’on garde la maîtrise et la responsabilité de la maison. Partager signifie que l’autre, si autre il y a, prend en charge la totalité de la tâche qui lui est dévolue.

Mais, sommes-nous capables de laisser une place à l’autre ?

 

Il est bon de se poser également la question de l’importance que nous accordons à certaines choses. Ainsi une maman racontait qu’elle avait dû, pour des raisons de maladie, laisser son mari s’occuper de leur petite fille. Celle-ci n’était pas du tout habillée de la façon dont elle l’aurait habillé, elle n’a pas mangé de bons légumes, mais finalement était très contente, et elle s’est même habillée seule, ce qu’elle ne faisait jamais avec sa mère. La mère, trop malade pour s’en mêler, avait constaté horrifiée que ça ne tournait pas comme elle l’aurait voulu, elle, mais que finalement tout le monde y avait trouvé son compte.

Est-ce que ce n’est pas cela que nous souhaitons pour nos enfants ?

 

Lâcher prise, c’est aussi accepter de ne pas tout contrôler. De laisser les autres membres de la famille innover, faire à leur idée.

Lâcher prise c’est organiser une activité ou des sorties entre copines (avec lesquelles il est important d’échanger sur le vécu de la maison) au moins une fois par semaine.

C’est prendre du temps pour soi.

 

Est-il plus important de nettoyer cette poussière qui nous fait de l’œil ou de passer un moment en famille ?

 Est-il plus important de s’énerver à préparer un repas sain que nos enfants bouderont ou de rire avec eux devant une pizza mangée avec les mains ?

Est-il plus important de voir nos petits habillés de façon parfaitement assortie ou de les laisser autonomes ?

Est-il plus important de passer 3 heures à repasser le dimanche ou d’aller à la piscine, en promenade ou au cinéma ? (Oui je sais, si ce n’est pas fait le dimanche ça sera de toute façon à un autre moment et ce sera quand même à faire. Sûr ? Faut-il vraiment repasser autant de choses que ce que vous faites ?)

Peut-on imaginer externaliser certaines tâches si les moyens financiers le permettent ?

 

 

Le thérapeute aidera sa patiente à se poser les questions qui permettent de prendre du recul. Lâcher prise, sans toutefois renier ses valeurs, ses convictions, permet une meilleure vie. Moins stressées, nous nous rendons compte que la qualité de notre vie et de nos relations familiales s’améliore.

 


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