Françoise Uberall, Psychologue à Plobsheim

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Françoise Uberall, Psychologue à Plobsheim

Françoise Uberall
Psychologue à Plobsheim

La notion de pervers narcissique et la définition de ce qu’est un pervers narcissique datent à peine des années 90.

Aujourd’hui c’est un terme à la mode pour désigner toute personne toxique, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle.

 

Or, certes il existe des personnes plus difficiles que d’autres, plus caractérielles et avec lesquels il est compliqué de travailler et de s’entendre. Cela ne les rend pas pervers narcissiques pour autant. Ils sont névrosés, comme tout le monde.  Plus ou moins caractériels, mais pas PN.

Le pervers narcissique est une personnalité, non pas un trait de caractère. Il s’agit souvent d’un homme, mais ce n’est pas une règle absolue. Certaines femmes sont perverses narcissiques.

 

Une des caractéristiques de cette personnalité est l’immaturité émotionnelle. Pour le PN l’autre n’existe pas, comme chez l’enfant. L’autre n’est pas un individu à part entière qui a des besoins. C’est un être qui est là uniquement pour satisfaire ses propres besoins. C’est un égocentrique absolu, tout doit tourner autour de sa personne. Il n’aime que lui, ou plutôt il ne s’aime pas et a besoin des rabaisser les autres et prendre une revanche sur la vie.

 

L’origine de ce trouble n’est pas encore vraiment connue. L’environnement dans l’enfance joue certainement un rôle (enfant roi ou enfant dévalorisé) mais cela peut également résulter d’un dysfonctionnement neurologique.

 

Qu’elle que soit cette cause, il est vital de savoir reconnaitre cette personnalité et de s’en protéger. Car ce sont des individus très toxiques. Ils démolissent littéralement leur victime, jusqu’à provoquer des maladies psychosomatiques, voire des burn-out et des suicides.

Qu’on les fréquente dans la sphère privée (conjoint), ou professionnelle (supérieur hiérarchique), il est souvent compliqué de se prémunir ou de se débarrasser de leur emprise car sont en jeu soit le couple, et les enfants, soit l’emploi et donc les moyens de subsistance.

 

COMMENT LES RECONNAITRE :

Ce sont des individus charmeurs, et séducteurs. Ils sont intelligents. Ce charme leur permet de manipuler sa victime qui, au début de la rencontre, ne trouve que des qualités à cette personne absolument parfaite.

Ils sont reconnaissables également par leur manque d’empathie, l’incapacité à gérer les frustrations, l’instabilité émotionnelle. Ils « piquent des crises » comme des enfants si on ne les aime pas.

Le PN aime avoir un statut social, qu’il l’obtienne par des études ou éventuellement par son conjoint. Son intelligence lui permet souvent de faire de bonnes études pour atteindre le niveau dont il a besoin.

Il a besoin de l’admiration des autres. Il est souvent jaloux.

Il se contrefiche de la vérité. Il est souvent flou dans ses demandes, nie si on le met face à ses vérités, ou esquive : « je ne l’ai pas dit comme ça, ne le prends pas pour toi, tu as mal compris… ». Dans la mesure où il se débrouille pour que ses dires ou consignes soient émis hors témoin, il est difficile de le contrer.

Il se positionne en victime. Il fonctionne souvent en référence au triangle de Karpman : de bourreau il devient sauveur de sa propre victime, puis victime à son tour si sa victime se rebelle etc…

Il fait passer des messages par les autres, de façon à ne pas assumer ce qu’il dit. Il insinue le doute sur vos qualités auprès de vous et de votre entourage.

Il critique ou dévalorise. Il peut être discret au début puis le fait de plus en plus ouvertement. Petit à petit sa victime perd complètement confiance en elle, culpabilise de n’être pas parfaite.

 

Le pervers narcissique va dénigrer, isoler, souffler le chaud et le froid sur sa victime afin de lui faire perdre pied avec la réalité. Il va par exemple utiliser la double contrainte qui consiste à donner deux ordres opposés faisant que si la victime obéit à l’un, elle désobéira obligatoirement à l’autre. La communication n’est jamais claire et directe, il dévalorise, stresse, infantilise, culpabilise la victime qui souvent dira « tout est de ma faute » car le génie du pervers narcissique est de faire perdre à sa victime tous ses repères et de la faire se sentir coupable de ce qui lui arrive.

 

COMMENT LE CONTRER AU NIVEAU PROFESSIONNEL :

 

Ce n’est pas chose facile car il faut tout d’abord le repérer, et c’est dès le début qu’il faut se méfier, alors que tout est encore sous le signe de la « lune de miel ». C’est dès ce moment-là qu’il faut éviter de se livrer.

Le PN utilisera en effet ce qui a été dit contre sa victime.

Il convient de ne parler que de travail et de choses superficielles, de ne jamais évoquer sa vie privée ou ses problèmes personnels.

Il faut noter les faits : « La seule façon de contrer un pervers narcissique est de noter systématiquement tout ce qui a été promis ou dit », recommande Christel Petitcollin. Non seulement cela permet de garder des traces et de se couvrir, mais aussi de se rassurer quant à sa possible paranoïa. Par exemple, lorsqu’un ordre est donné dans un couloir – et c’est souvent le cas, le manipulateur évite en général de sévir par écrit –, reformulez l’échange dans un courriel : “Suite à notre conversation, je vous confirme avoir compris que vous souhaitiez, etc.” Idem dans un contexte plus personnel : envoyez des courriels ou des SMS.

Le pervers narcissique se distingue par sa capacité à rejeter les torts sur l’autre. Même s’il a été le premier à hausser le ton, il accuse un tiers d’avoir commencé. Difficile de résister à l’envie de se défendre. Oubliez les réponses telles que « mais je n’y suis pour rien, ça n’est pas vrai, tu mens… »

 

Renvoyez-le à ses contradictions.

Répondez par exemple à ce collègue qui vient de mettre en cause votre professionnalisme ou à un énième grief de votre conjoint sur votre manque d’attention : « Qu’entends-tu par-là ? », « Peux-tu m’expliquer pourquoi tu viens de me dire cela ? », « Je te déprime, c’est bien cela que tu me dis ? »

Autre “phrase magique” proposée par Christel Petitcollin : « Si tu le dis, c’est ton avis, tu as le droit de le croire. »

Ou encore, après n’importe quelle attaque : « Personne n’est parfait. » Une façon de mettre un point final aux reproches sans tomber dans le piège d’une justification vouée à l’échec.

 

Répétez autant de fois que nécessaire certaines phrases :

Il s’agit de préparer en amont trois ou quatre phrases maximum à l’intention de la personne manipulatrice et que l’on répétera si besoin est en boucle.

À un collègue qui essaie de vous refiler son boulot : « Toi qui es si gentil/si compétent, tu vas bien m’aider à finir ? », répondez : « Je te remercie de ta confiance mais je n’ai absolument pas de temps à consacrer à ce travail qui t’a été confié. J’ai moi-même quelque chose à terminer pour demain. » « Mais ça ne te prendra que quelques minutes. » « Je n’ai absolument pas de temps à consacrer à ce travail, qui je te le rappelle, t’a été confié. Je suis moi-même sur une mission urgente. »

 

Le confronter mais en public :

Le pervers narcissique se caractérise par un double langage et des actions en douce. Il tire sa force de cette duplicité et parvient à déstabiliser ses victimes en agissant sans témoin. D’où la nécessité, dans la mesure du possible, de régler ses comptes avec lui en présence d’un tiers. Au travail, cela peut être un représentant du personnel. 

 

S’entourer :

Le PN éloigne l’entourage de sa victime par un travail de sape. La victime elle-même devient de plus en plus isolée car trop déprimée pour s’entourer. C’est pourtant cela qu’elle doit faire. En parler, continuer à fréquenter ou retrouver des personnes bienveillantes et positives pour reprendre confiance en soi.

 

ET A LA FIN, LA DEMISSION :

Dans la mesure où la victime n’est pas choisie par hasard, car c’est une personne qui manque de confiance en elle, il est difficile de sortir de la relation toxique dans laquelle le PN l’a enfermé, une fois qu’elle est bien établie. Cela demande du courage et beaucoup d’énergie psychique que la victime du PN n’a souvent plus.

Le pervers narcissique ne changera pas.

Il est peut-être nécessaire voire vital dans ce cas de partir, de couper les ponts et de commencer un travail de reconstruction loin de cette personnalité toxique.

 

 

 

 


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